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Le périmètre Natura 2000 de protection des écrevisses à pattes blanches a été affiné
13/11/2013

Du 24 septembre au 11 octobre, Céline Talon, chargée de mission Natura 2000, a organisé des réunions d’information dans 26 communes concernées par le périmètre de protection des écrevisses à pattes blanches. Bilan…

 

 

 

 Source photo : Wikimedia Commons

 

L’écrevisse encore présente mais en forte régression
Céline Talon s’est ainsi rendue dans les 26 communes concernées par le nouveau périmètre Natura 2000 de protection des écrevisses à pattes blanches, un petit crustacé qui habite encore quelques-uns des cours d’eau cantaliens. Les entretiens réalisés dans ces communes ont permis de récolter de nombreuses informations sur l’écrevisse à pattes blanches. Bien que celle-ci soit en nette régression, il reste encore quelques secteurs du bassin de la Truyère où elle a trouvé refuge. Malgré l’introduction des écrevisses d’origine américaine, il apparaît que seules quelques parties de l’Epie, du Lander et du Babory seraient touchées.

Plusieurs sources de pollution
Quelques cours d’eau seraient encore propices à héberger notre écrevisse autochtone. Cependant, de nombreuses menaces sont à prendre en compte. Il est d’ailleurs apparu que la limite réglementaire pour l’épandage des effluents organiques n’est malheureusement pas respectée dans beaucoup de communes. Certains épandages sont en effet réalisés à moins de 35 mètres des cours d’eau, d’où de nombreuses pollutions diffuses sur le bassin. Mais les activités agricoles ne sont pas la seule source de pollution puisque sur le bassin de la Truyère, il reste à faire des efforts dans le domaine de l’assainissement autonome et collectif. De nombreuses stations d’épuration ont été créées et mises en service dans les années 80 et ne sont plus assez performantes. D’autres hameaux, plus isolés, ne sont parfois tout simplement pas raccordés au réseau d’assainissement.
De plus, les drainages des marais en tête de bassin ont également eu un rôle néfaste. En effet, en détruisant ces éponges naturelles, l’eau n’est plus retenue durant les périodes de fortes pluies. Elle descend d’une traite vers le barrage et entraîne de fortes crues. En été, c’est l’inverse : l’eau n’est plus retenue dans les marais ou sagnes et les cours d’eau ont tendance à se tarir.

Un périmètre de protection étendu
Concernant le périmètre proposé, aucune exclusion de linéaire de cours d’eau n’a été formulée. En revanche, il a plutôt été proposé par de nombreuses communes d’étendre le périmètre aux ruisseaux de l’Hirondelle et du Moissalou, qui hébergeaient de grosses populations d’écrevisses à pattes blanches il y a encore quelques années. Preuve que les acteurs du territoire désirent agir en faveur de la préservation de la ressource en eau et des espèces aquatiques. D’ailleurs les personnes rencontrées semblent enthousiastes au vu du programme d’actions qui sera prochainement mis en place sur le bassin de la Truyère.

La finalisation du document d’objectifs (DOCOB) des rivières à écrevisses à pattes blanches se poursuit jusqu’à la fin de l’année. Toutes remarques ou informations sont bonnes à prendre…

N’hésitez pas à contacter Céline Talon, chargée de mission Natura 2000 à la Communauté de communes du Pays de Pierrefort-Neuvéglise :

06.74.30.21.22 ou via c.talon@paysdepierrefort.com