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Une lecture publique intéressante
14/02/2014

Mardi 11 février, à 9h30, à l’initiative du Centre d'Information Europe Direct du Cantal et du Conseil Général du Cantal, la Communauté de communes du Pays de Pierrefort-Neuvéglise a accueilli Marc Roger, lecteur public. Ce dernier a mis en scène les récits d’écrivains ou les lettres de Poilus sur la Première Guerre Mondiale. Captivant, il a su faire revivre ce qu’était la vie durant toute la période de la Guerre, aussi bien celle des Poilus dans les tranchées que celle de la population civile à l’arrière du front. Un éclairage historique intéressant et enrichissant s'est ensuite instauré avec Etienne Barthélémy, ancien professeur d'histoire-géographie.

« Je ne me prétends pas historien. Je veux seulement vous lire des textes significatifs couvrant toute la période de la Première Guerre Mondiale d’août 1914 à novembre 1918 ». Ce sont en ces mots que Marc Roger, lecteur public, a introduit sa lecture. Ensuite, passant de textes en textes, il a fait revivre la Grande Guerre grâce à plusieurs écrivains, à savoir : Henri Barbusse (Le Feu), Louis Barthas (Carnets de guerre), Gabriel Chevallier (La Peur), Roland Dorgelès (Les Croix de bois), Maurice Genevoix (Ceux de 14), Jean Giono (Le Grand Troupeau), Jean-Pierre Guéno (Paroles de Poilus) et Erich-Maria Remarque (À l'Ouest, rien de nouveau).

  

Les facettes de la Première Guerre Mondiale présentées
Toutes les dimensions de cette guerre meurtrière ont été passées en revue : l’euphorie du début de la guerre, le génocide humain, les moments de fraternisation entre soldats, le "bourrage de crâne", les interrogations des soldats sur le bien-fondé de cette Guerre, les blessés… Autant de thèmes qui ont permis de revenir largement sur la Grande Guerre. Le public, composé notamment de collégiens de Pierrefort, a ainsi pu imaginer la Guerre grâce aux mots prononcés par Marc Roger. L’éclairage apporté par Etienne Barthélémy après la lecture a sans doute été bénéfique : « La France a réalisé une erreur stratégique de taille au début de la Guerre. Les premiers mois furent sans doute les plus mortels… Les soldats français portaient en effet l’uniforme hérité de la guerre franco-prussienne, en 1870, à savoir le pantalon rouge et le képi. »
En conclusion, il a même délivré un message aux collégiens : « Faites tout pour bien comprendre ce que fut la Première Guerre Mondiale car elle explique beaucoup de choses sur les événements qui ont eu lieu ensuite et qui ont encore lieu aujourd’hui ». Gageons que le message soit bien passé.