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Les élus du Pays de Pierrefort-Neuvéglise entendent le ras-le-bol des agriculteurs !
09/12/2015

Mis à jour le 09/12/2015 

À l’occasion du Conseil communautaire du 4 décembre dernier à la salle polyvalente de Malbo (le compte-rendu par ici), les élus du Pays de Pierrefort-Neuvéglise ont voté deux motions : l’une concernant la dégradation des services de téléphonie mobile et internet dans le Cantal et l’autre pour soutenir les agriculteurs du territoire, qui subissent, pour la plupart, de gros dégâts étant donné la pullulation de campagnols terrestres sur le territoire.

 

 

Des dysfonctionnements de réseau mobile et internet qui inquiètent

La première motion qu’a tenu à faire adopter Louis Galtier, Président de la Communauté de communes du Pays de Pierrefort-Neuvéglise, va dans le sens de la question orale posée par le sénateur cantalien Jacques Mézard lors de la séance du mardi 27 octobre dernier. Elle est destinée à faire réagir Axelle Lemaire, secrétaire d'Etat chargée du Numérique, afin de savoir quelles mesures urgentes cette dernière entend prendre pour que les dysfonctionnements perturbant la vie et le développement du territoire cantalien en matière de téléphonie et d’internet soient résolus.
« Tout le Cantal est concerné par ces interruptions dans les communications ou par des pertes de réseau téléphonique et Internet… », a rappelé Louis Galtier, se souvenant notamment du cas de la Vallée de Brezons, coupée pendant plusieurs jours cet été de tout réseau téléphonique et internet… Les conséquences sont très négatives pour le territoire, aussi bien pour les entreprises que pour les particuliers et cela impacte notamment le secteur touristique.

Les élus entendent le ras-le-bol !

L’Assemblée a également voté une deuxième motion proposée par Louis Galtier, cette fois à propos des dégâts provoqués par la pullulation des campagnols terrestres.
« Notre secteur n’est pas épargné », a lancé Louis Galtier. Car cette affluence massive de campagnols terrestres impacte les agriculteurs, premièrement pour leur production. « Notre agriculture a connu par endroits une baisse sensible des rendements fourragers due à la sècheresse. La pullulation actuelle ne fait qu’aggraver l’approvisionnement nécessaire à l’alimentation des animaux et certains ont été conduits, en partie, à décapitaliser. »
Autre préjudice mis en avant : financièrement, « après la baisse des prix sur la viande et le lait ou encore l’épidémie de fièvre catarrhale ovine qui ont dégradé la conjoncture agricole, l’achat d’aliments pour compenser les pertes a un impact sur les coûts de revient mettant à mal les trésoreries déjà durement touchées… »
Enfin, les élus s’interrogent dans cette motion sur l’atteinte à l’image : « comment faire comprendre aux consommateurs que nos territoires que nous qualifions d’exceptionnels en matière de biodiversité, synonyme de qualité des produits, ne soient pas impactés par ce phénomène ? »
Face à ces constats, la Communauté de communes demande à l’État de mettre en place à la fois les mesures nécessaires pour lutter efficacement contre cette pullulation de campagnols terrestres et les moyens financiers pour indemniser justement les dégâts et pertes subis par les agriculteurs.

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