| La vache Aubrac élevée
au Pays de Pierrefort
L’ensemble du Pays de Pierrefort est très attaché
à cette race et c’est avec une grande fierté qu’il
la valorise. Même si, pendant plusieurs années, elle a été
délaissée, elle a repris une grande importance dans l’élevage
grâce à la production de viande et aujourd’hui, elle
représente un symbole pour le Pays de Pierrefort mais aussi pour
toute une zone géographique du Massif Central : l’Aubrac,
une région à cheval sur plusieurs départements :
le Cantal, l’Aveyron, la Lozère et la Haute-Loire.
La vache Aubrac a de nombreux atouts
¨1 elle est rustique
- elle s’adapte au territoire à forts contrastes naturels
( altitude, relief, climat…)
- elle est adaptée à la marche (membres solides, ongles
noirs …)
- elle résiste aux écarts de températures
¨2 elle est autonome
- elle a des besoins alimentaires faibles, utilisation de fourrages grossiers
de prairies naturelles
- elle est appropriée au plein-air
¨3 elle est garante de qualité
- elle a une viande saine et savoureuse
- avec les Tersons ( bœufs de 3 ans )
- avec les génisses grasses
« La race Aubrac a aujourd’hui le vent en poupe…Tout
simplement parce qu’elle a franchi le nouveau millénaire
en passant par la grande porte : celle d’une agriculture respectueuse
de ses grands espaces et soucieuse de l’authenticité de ses
productions… »
« De son berceau d’origine, situé aux confins de trois
provinces –l’Auvergne, le Rouergue et le Gévaudan-
le rustique animal a migré vers d’autres zones d’altitude
telles que l’Aude, la Haute-Loire, les Pyrénées orientales…
et des zones sèches de garrigues ou de causses du Gard, de l’Hérault…
»
« Quel est le secret de son succès ? Sa beauté à
elle seule ne saurait suffire. Pourtant quelle allure ! La couleur varie
du fauve au gris froment, agrémentée de touches de noir
: le tour des yeux bien sûr, mais aussi la pointe des cornes, le
toupet de la queue et les muqueuses. Dotés d’une forte encolure
de couleur plus foncée, les mâles évoquent davantage
la force que la grâce…»
« Ce sont des qualité d’élevage qui ont acheminé
l’aubrac vers une notoriété régionale, nationale
puis internbationale. Sa sélection conduite dans des conditions
difficiles à forger une race rustique : cette excellente marcheuse
dotée d’onglons noirs durs et résistants n’a
jamais faibli au cours des longues transhumances estivales. Elle se contente
allègrement d’herbe pâturée durant l’été
tout en nourissant avec générosité le veau qui l’accompagne.
»
Extraits du livre L’Aubrac aux éditions Castor et Pollux,
texte de Monique Roque.
|